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Actualités 2010

Re - création

« Le dernier éclat - in memoriam Yvonne Quinzii »
(Requiem)

Texte de Max Loreau « l'épreuve »( ed Fata Morgana) et liturgie des défunts

Création de la version 2010

9 mai 2010 Avignon Eglise Saint- Agricol
11 mai 2010 Aix en Provence Cathédrale Saint - Jean de Malte

Direction : Michel Barruol
Solistes : Pierre Guiral, Jacques Losse, Gilles Schneider
Récitant :Michel Cammatte
Choeurs et professeurs des Conservatoires d’Avignon et d’Aix en Provence
Chœur Campana d’Avignon
Chefs de chœurs :Jean-Paul Joly, Pierre Guiral, Blaise Plumetaz
Orgue : Luc Antonini
Clavecin et orgue positif :Jean-Michel Robbe
Saxophone : Olivier Piot
Violoncelle : Florence Marie
Théorbe : Bernard Revel


Si cette oeuvre n'est pas une messe de requiem, elle s'en rapproche étroitement car l'architecture de la messe des morts a été envisagée et le déroulement de ses principales parties respecté.
Commande des « Dominicains de Haute Alsace », l'oeuvre a été créée en mai 2008.

Re-création : la version 2010 est une version nouvelle, à la demande du Conservatoire à rayonnement régional du grand Avignon et de l' « Association Musiques sacrées en Avignon »

Double hommage :

- à Yvonne Quinzii(1940-2003), l'épouse, mais aussi la complice dans la création.

A propos de cette complicité, Guy Erismann a dit :

« en vingt ans, l'oeuvre commune d'Yvonne Quinzii et Gérard Garcin a été celle de deux personnalités très bien tranchées mais parfaits musiciens et gens de culture... »

- à Max Loreau(1928 - 1990), le poète et l'ami avec qui la rencontre a abouti à plusieurs oeuvres dont notamment « Dans l'éclat du moment »

A propos de cette rencontre poète / musicien, Luc Morin écrivait dans la Libre Belgique : « Et la musique du compositeur Gérard Garcin s'insinue dans ce ce qui est déjà rythme et musique chez Max Loreau, se coule entre les mots, les avive et les accompagne, avec l'audace de la musique contemporaine mêlée aux traditions du bel canto »

Il ne faut pas regarder le passé comme un monument historique mais pour le devenir qui est en lui, sinon on tombe dans la schizophrénie....
Cette pensée de Franco Donatoni a souvent servi de guide à Gérard Garcin.

Dans le cas présent, le passé est un terreau duquel doit émerger une pensée musicale. C'est pour cette raison que les textes liturgiques sont respectés dans leur fonction, et qu'une référence au chant grégorien existe.

Plusieurs parties empruntent les textes liturgiques de la messe des morts (rite romain) : chant d'entrée, graduel, trait, de profundis, lux aeternae, in paradisum... .
Pour autant, l'ensemble instrumental soutenant le texte n'est pas là uniquement pour accompagner la voix. De par sa composition, la nomenclature de l'ensemble permet des couleurs sonores différentes (clavecin ou orgue positif/ théorbe ou luth).
Conçu pour être donné à entendre dans des lieux comme la grande nef des Dominicains de Haute Alsace à Guebwiller, la « Métropole Notre Dame des Dons » à Avignon, ce requiem a suscité l'idée de spatialisation. Ce paramètre a été envisagé dès le début du projet. Chanteurs, instrumentistes et récitant sont les acteurs de cette spatialisation.
La motivation de cette spatialisation est en rapport direct au passé : magie de l'écho que les grands maîtres nous ont enseigné notamment à St Marc de Venise.
Le texte liturgique est utilisé avec rigueur, le chant grégorien trouve sa place, certes minime mais partie prenante de l'oeuvre, s'intégrant par glissement ou tuilage à un langage musical qui est celui de l'auteur : langage en décalage mais se voulant rigoureusement au service du texte.
Une exception est faite pour le « Dies irae » traité dans sa traduction française. Ce poème spécifique à la messe des morts a été au fil des temps une source d'inspiration des compositeurs, y compris pour des oeuvres symphoniques. De par sa force dramatique, ce texte est exceptionnellement récité et envisagé dans une approche théâtrale.

« L'épreuve » de M. Loreau est la dernière oeuvre du poète, écrite peu de temps avant son décès. Dans la première partie de son œuvre « Transfiguration : les propos qu'il tient », le poète raconte la maladie récente, force obscure, comme un naufrage....

« Soudain la maladie.
Sans s'annoncer, brutale aveuglement.
Comme la foudre qui frappe...
»

Mais comme dans un rêve ou dans un au delà, apparaissent les sons, les mots :

« ...Des sons m'arrivent mais de très loin. Ils résonnent d'un vide innombrable...
C'est le temps qui cherche sa parole. Il prend des voies étranges. Il prononce des mots intrigants...
»

Le rapport à la disparition brutale d'un être cher a été pour moi immédiat.

Associé au grand orgue, le récit du texte est traité comme un chant. Même s'il s'agit de voix parlée, le souci (l'obsession) du lyrisme est toujours là.

Ainsi deux partitions, deux projets compositionnels viennent s'imbriquer, se confronter, au service d’un double hommage.

La presse en a dit....

« Le requiem est la dernière oeuvre composée par Gérard Garcin dans le cadre de sa résidence aux Dominicains de Guebwiller. Une création qui ne laisse pas indifférent.....qualité indéniable de cette oeuvre, à la fois contemporaine et classique, mélange subtil de chant grégorien pur ou harmonisé, et de musique contemporaine »

Jean- Marie Schreiber
L'Alsace

« Un imposant Requiem »
Dans la continuité de Fauré et Duruflé, Gérard Garcin signe un nouveau Requiem de la même délicatesse française que ses prédécesseurs »
.

Pierre Chevreau
Dernières Nouvelles d'Alsace

« Ils chantent un cantique nouveau »
…. le dernier éclat, inspiré du requiem liturgique et d'un poème de Max Loreau.
Comment parler de cette oeuvre inouïe où l'art décloisonné s'épanouit dans sa totalité et marche sur d'autres chemins, où l'unité naît dans la multiplicité des sons et des accords, de la place de la parole et du chant alternés?
Non, ce n'est pas le pâle soleil des morts qui illumine ce sublime paysage d' outre-tombe lacéré par les cris, les échos de « la plainte inhumaine qui va mourir au bord de notre éternité ». Symphonie pour un souvenir, « le dernier éclat » baigne dans le rayonnement de la « lumière éternelle ».
Force dramatique, émotion, fusion avec l'espace sacré, « chant nouveau », cette création se mesure à l'infini.
A.H
La Marseillaise 13 mai 2010

 

Concert -Hommage à Robert Coinel

« Collis »

Pour piccolo, clarinette basse, piano

Création 22 octobre 2010 - Cité de la musique Marseille

Jean Louis Beaumadier, flûte
Eric Charray, clarinette,
Jacques Raynaut, piano


Projets en cours

« Montezuma à Venise ou le miroir des mondes » Opéra uchronique

Opéra d’aprés l'oeuvre de Alejo Carpentier « Concert Baroque »

Sur un livret de Riccardo Montserrat
Mise en scène : Annie Tasset
Direction :Régine Théodoresco
Conseiller artistique : Philippe Le Corf
Scénographie : Sandra Troffigué

Distribution : Jacques Bona, Marcin Habella, Richard Cara
Choeur de femmes : Calliope
Accordéon et bandonéon : Juanjo Mosalini, Philippe Bourlois

Coproduction :

Ensemble Lacrimae Consort - Compagnie Lyrique Annie Tasset - Ensemble vocal Calliope

Création Printemps 2012 Arc de Rézé

Musique pour le céramiste Thiebaut Chagué

Création 2011 : Guebwiller Musée Théodore Deck
Reprise 2012 : Roubaix La Piscine